Au temps des rendements forcenés sur fond de délabrement accéléré de l'environnement rural, les plantes aromatiques et médicinales revendiquent non quelque pureté mythique, mais la clause de respect maximum : respect du végétal, respect du milieu, respect du producteur, respect du consommateur. Et non comme quelque privilège exceptionnel, en contrepartie symbolique de l'avancée du maïs et autres surdoués pervers de l'agrochimie. Simplement parce qu'on ne saurait au stade présent du constat des méfaits, traiter autrement la terre qu'avec respect, quand on est un tant soit peu occupé d’avenir.
Pierre Lieutaghi, La plante compagne